Pierrot en panne : quatre matchs sans marquer avec Haïti.
ARLINGTON, TEXAS - JUNE 22: Frantzdy Pierrot of Haiti during the CONCACAF Gold Cup Group D match between United States and Haiti at AT&T Stadium on June 22, 2025 in Arlington, Texas. (Photo by Catherine Ivill - AMA/Getty Images)
Depuis le début de ces éliminatoires, Frantzdy Pierrot traverse sans doute l’une de ses périodes les plus frustrantes sous le maillot bleu et rouge. En quatre rencontres, l’attaquant vedette de la sélection haïtienne n’a toujours pas trouvé le chemin des filets, une disette surprenante pour un joueur qui nous avait habitués à mieux.
Pourtant, Pierrot ne ménage pas ses efforts. Fidèle à son style combatif, il use les défenses adverses, multiplie les appels, joue en pivot, et se bat sur chaque ballon aérien. Son apport physique reste indiscutable : il attire les défenseurs, crée des espaces, et permet à des joueurs comme Nazon ou Danley d’avoir plus de liberté offensive. Mais au moment décisif, le geste juste, celui du buteur, semble lui échapper.
Lors des quatre derniers matchs, le joueur de l’AEK s’est procuré plusieurs occasions nettes — parfois dans des positions idéales — sans jamais concrétiser. Une situation qui commence à peser, tant pour lui que pour les supporters, surtout quand on sait à quel point Haïti dépend de ses attaquants pour espérer un retour en Coupe du monde après plus d’un demi-siècle d’attente.
Le sélectionneur Sébastien Migné continue pourtant de lui accorder sa confiance. Il mise sur son expérience, sa puissance, et son influence dans le jeu collectif. Mais à force de matchs sans but, la question devient légitime : peut-on encore attendre de Pierrot qu’il soit notre principal finisseur, ou faut-il désormais le considérer comme un attaquant de fixation, un travailleur de l’ombre au service des autres ?
Frantzdy Pierrot doit rapidement se libérer mentalement. Le talent est là, la puissance aussi. Ce qu’il lui manque aujourd’hui, c’est cette étincelle, cette confiance qui transforme une demi-occasion en but. Tant que ce déclic n’arrive pas, Haïti risque de continuer à souffrir offensivement, malgré toute la générosité et la combativité de son numéro 20.
