Hernan Gomez s’emporte contre Haïti, Curaçao et Suriname : polémique CONCACAF.

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Les performances des sélections caribéennes lors des éliminatoires du Mondial 2026 ne font pas plaisir à tout le monde en Amérique centrale. Alors qu’Haïti, Curaçao, Suriname et même d’autres équipes de la région montrent des progrès notables, les critiques se multiplient.

Dernier en date : Hernan Darío “El Bolillo” Gomez, sélectionneur colombien du Salvador, âgé de 69 ans. Visiblement agacé par l’évolution du football caribéen, il a lancé une déclaration qui fait déjà polémique :

« Où voyez-vous l’amélioration du football caribéen ? Les joueurs qui jouent pour le Suriname ne connaissent même pas le pays. Les Haïtiens sont Français. Les Pays-Bas vont avoir trois équipes au Mondial : Suriname, Curaçao… Nous, on va peut-être devoir chercher des Allemands. »

Une sortie qui choque la Caraïbe

Ces propos ont été perçus comme un manque de respect envers les nations caribéennes, qui profitent aujourd’hui de leur diaspora pour élever leur niveau. Beaucoup y voient même une forme de frustration face aux résultats récents :

  • Haïti qui enchaîne les progrès en compétitions internationales,
  • Suriname renforcé par des joueurs issus d’Eredivisie,
  • Curaçao transformé depuis plusieurs années,
  • Des équipes caribéennes qui font tomber des sélections d’Amérique centrale, parfois chez elles.

Une réalité que Gomez ne veut pas admettre ?

Que cela plaise ou non, le football mondial change. Le règlement FIFA permet à tout joueur possédant la nationalité d’un pays d’en défendre les couleurs. La Caraïbe en profite intelligemment, tout comme :

  • Le Maroc et plusieurs nations africaines,
  • L’Algérie ou le Sénégal,
  • Même certains pays européens.

Ce n’est donc pas une stratégie nouvelle, mais plutôt une évolution logique dans un football globalisé.

El Salvador sous pression

Si Gomez critique autant, c’est aussi parce que le Salvador traverse une période difficile. Les supporters réclament des résultats, pendant que les voisins caribéens progressent et se qualifient pour les plus grandes compétitions.

Pendant ce temps :

  • Haïti s’est qualifiée au Mondial,
  • Curaçao se stabilise dans la Ligue A de la CONCACAF,
  • Suriname vise haut avec des joueurs de haut niveau.

Conclusion

Les propos d’Hernan Darío Gomez ressemblent plus à une frustration qu’à une analyse sportive objective. Le football caribéen évolue, s’organise, progresse, et commence à déranger les anciennes puissances régionales.

Une chose est sûre : la rivalité entre l’Amérique centrale et la Caraïbe ne fait que commencer, et les résultats parleront mieux que les déclarations devant les micros.

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